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Liège ou pas liège ?




(Source : https://fr.rjscraftwinemaking.com/)









Historiquement, les bouteilles de vin ont toujours été bouchées au liège. Son apparition coïncide avec la capacité de standardisation des fabricants de bouteille : vers la fin du XVIIème siècle, pour la première fois, on obtient des bouteilles identiques qu’il est donc possible de sceller avec le même bouchon. Première fois depuis le 1er av. J.C. pour être plus précis, où certaines amphores romaines auraient été scellées elles aussi avec du liège.


Le liège a donc perduré au fil des siècles. Le chêne liège possède en outre à peu près le même temps de croissance que la vigne, et au bout de 25 ans, les vignes sont matures en même temps que les chênes, ce qui est bien pratique. En plus, le liège permet au vin de respirer et donc d’évoluer grâce au contact avec la petite quantité d’air que laisse passer le bouchon. Mais il n’est pas sans défauts : le liège peut en effet laisser passer trop d’air, malgré son excellente étanchéité, et ainsi mener à un vieillissement prématuré des vins (voir notre article sur le sujet !). Pire, le liège peut être le réceptacle du fameux TCA (de son vrai nom trichloroanisole), la molécule le plus souvent responsable du goût de bouchon dans les vins. Elle est synthétisée par des moisissures nichées au sein du bouchon, et peut ruiner la plus belle des bouteilles. Heureusement ces occurrences sont rares.


Pour pallier ces défauts, des remplacements du liège ont vu le jour. Le plus populaire est le bouchon de liège aggloméré vendu par la société DIAM : c’est une alternative esthétiquement, mécaniquement et organoleptiquement proche du vrai bouchon de liège, et qui élimine le risque de contamination au TCA. Des bouchons synthétiques ont également vu le jour pour répondre à la demande de bouchons à la fois moins cher et totalement hermétiques : ils sont souvent utilisés pour des vins dont on ne recherche pas l’évolution par l’apport de micro-doses d’oxygène lors de l’élevage, par exemple. Ils permettent aussi de stocker les bouteilles debout, sans risque que le bouchon ne sèche. Et ils éliminent totalement le goût de bouchon.


Cependant, leur esthétique est moins bien vue par le consommateur. La même chose peut-être dite de la capsule, très populaire sur certains vins du Nouveau-Monde. Là encore, on joue la carte de l’étanchéité totale, mais aussi le côté pratique du bouchon vissé. Et le prix est attractif pour les producteurs de vin. L’opposé de cette approche est le bouchon de verre, aux mêmes propriétés, mais beaucoup plus noble d’apparence et plus cher pour le vigneron.


Quel que soit le bouchon choisi, c’est toujours le vin qui prime, et le choix du bouchon reflète souvent la qualité perçue et réelle du produit. Et pour avoir une meilleure idée de cette qualité, le conseil du caviste reste clé pour démêler ces différences. Chez nous, on trouve de tout, alors n’hésitez pas !




A très bientôt,

Christophe.


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